lundi 27 mars 2017

LE BEL ITALIEN: RESTAURANT PASSERINI

Le restaurant italien, Passerini, fait le buzz depuis quelques temps alors on ne vous révèle rien de nouveau...
C'est une belle adresse, une très belle adresse même qui sert une cuisine italienne rustique, raffinée et généreuse avec des saveurs originales et justes qui font la part belle aux produits de qualité. Les salades et les accompagnements sont parfaitement assaisonnés et révèlent des associations qui régalent les papilles: 
la salade de trévise...Mamma mia!
En plat, on partagé à deux, un agneau, annoncé pour deux, mais qui aurait pu nourrir une famille de 4 personnes, je ne vous dis pas la bête...et là encore, une viande cuite à merveille, tendre et juteuse, et des accompagnements simples mais délicieux. Le tout accompagné des très bons conseils de la sommelière. 
Certains critiquent le service un peu incertain et c'est vrai qu'il y a eu un peu d'attente, mais rien de bien méchant et le personnel est adorable.
Les prix ne sont pas très doux mais ça vaut le coup de s'offrir un repas dans ce restaurant, un repas qui résonnera comme un vrai beau moment de plaisir!


Passerini - 65 rue Traversière 75012 Paris


jeudi 23 mars 2017

FASHION WEEK AH 2017-2018: L'ACCESSOIRE

Chez Nina Ricci, on nous propose de porter la pochette de soirée/petit sac à main dans lequel on ne glisse qu'un minuscule essentiel, à la ceinture. Et, on se dit que c'est pas mal du tout cette histoire. Non seulement parce que ça nous libère les mains sans difficulté mais aussi parce que à y regarder de plus près, ça crée une certaine dégaine quand on passe la main sur la anse du sac ou qu'on glisse un pouce entre la ceinture et la pochette, une dégaine équivalente à celle que l'on peut avoir lorsqu'on se trimballe en plaçant nonchalamment les mains dans les poches d'un pantalon. Ca apporte du chien et une forme d'affirmation souveraine à une tenue ultra féminine. C'est la néo pochette banane!
Toutefois, attention de ne pas porter des choses top lourdes parce que vos lombaires ne vous le pardonneront pas!


jeudi 16 mars 2017

FASHION WEEK AH 2017-2018: LE DEFILE

Pendant les dernières collections destinées à la saison automne-hiver 2017/2018, le défilé qui nous a le plus tapés dans l'oeil, était la proposition de Balenciaga.


Le créateur, Demna Gvasalia a proposé une série de silhouettes incroyablement naturelles, des dégaines nonchalantes et authentiques, de celles qu'on pourrait aisément croiser dans la rue. Une définition du chic qui se veut simple et confortable...


Avec ses manteaux boutonnés comme à la va-vite de manière asymétrique (une inspiration des poses des mannequins de la maison dans les années 1950), le déglingué, l'imparfait, le négligé..devient terriblement élégant. 


La fille de la rue a clairement inspiré le créateur, la manière dont on boutonne ou ceinture un manteau, comment on tient son sac alors qu'on arpente les rues et même cette façon dont on s'emmitoufle dans des gros pulls.


On y a aussi vu le "bricolé", de la récupération, que le créateur affectionnait déjà tant avec Vêtements. Il y avait aussi quelque chose de l'allure des femmes soviétiques des années 1970 et 1980...


Le créateur a aussi rendu un hommage appuyé à Cristobal Balenciaga avec des robes du soir empruntant au vocabulaire ample et sculpté du couturier espagnol.


Ici, il a joué le jeu à fond, enveloppant les femmes de silhouettes all-over où les robes et les sacs ne faisait plus qu'un. Le clin d'oeil insolent du créateur actuel se nichant dans les cuissardes moulantes fluo!

lundi 13 mars 2017

LA VIE DES AUTRES

Vous allez penser que c'est une obsession cette envie d'écrire sur les réseaux sociaux ces derniers temps, mais je trouve l'exercice intéressant car il me pousse aussi à plus d'objectivité et de réflexion.

Rare sont les personnes qui n'ont aucune présence sur les réseaux sociaux, j'en connais quelques unes et je les admire tout en me demandant pourquoi moi, j'ai choisi cette exposition. Evidemment, je tiens un blog donc il faut croire que je ne cours pas après l'anonymat sur le web même si entre ma vie privée et ce que je montre/raconte sur ce blog, il y a heureusement un gouffre! Mais pourquoi est-ce que je ressens le besoin d'avoir un profil Facebook et un compte Instagram? Souvent, je me justifie en me disant que cela me permet de rester en contact avec des amies d'enfance, les amis de l'étranger ou ma famille en Angleterre...Je ne me sens pourtant pas dépendante des réseaux sociaux, je pourrais faire sans: j'adore les relations épistolaires que je poursuis malgré ma présence sur le web, je ne parcours que très rarement mon fil d'actualité Facebook...Mais il y a des avantages dont je ne me passerai pas comme cette conversation de groupe Messenger que nous avons mes quatre frère et soeurs et moi, conversation sur laquelle nous débattons, nous racontons nos vies, demandons un avis sur une tenue, nous envoyons des conneries...Une bulle intime et fraternelle d'autant plus indispensable depuis que Christy est partie à L.A, avec cette conversation c'est comme si elle était là juste à côté à réagir à nos bêtises mutuelles. Depuis plusieurs mois, je poste de moins en moins sur Facebook mais je demeure accro à Instagram et je crois que grace à cela, j'ai compris que petit à petit, je prenais de plus en plus le meilleur des réseaux sociaux pour abandonner leur plus futile aspect: privilégier l'esthétisation, la mise en scène, le partage de jolies choses, plutôt que la surexposition personnelle...d'où mon envie de préférer Instragram à Facebook.




On entend tout et son contraire sur les réseaux sociaux, on en abuse ou on les honnit...Quelqu'un comme notre père est atterré par Facebook et co., critiquant notre faculté au "striptease intellectuel", cette obsession que nous avons de nous dévoiler et d'observer la vie des autres alors que notre petite soeur de 18 ans ne passe pas une minute sans créer une story Snapchat ou prendre un selfie. Je ne me retrouve pas dans le comportement de ma soeur (qui ne me choque pas puisqu'il est générationnel) parce que peut-être que je suis trop âgée du haut de mes 33 ans pour jouer à ce jeu tout comme je trouve le discours de mon père caricatural. Comme dans tout, il y a du bon et du mauvais, des démarches extrêmes, et qu'il faut surtout savoir faire preuve d'équilibre et de bon sens.
Je crois que ce qui me plait tant avec Instagram c'est ce jeu de la jolie photo, je prends très au sérieux mes posts quotidiens sur le réseau, alternant mes photos horizontales et verticales, la mise-en-scène de mon quotidien que je rends si esthétique. Quand je poste sur Instagram ce n'est pas pour partager un moment intime mais plus pour montrer une belle/tendre/drôle image, il y a une vraie volonté de scénarisation, on est très loin du post natural et spontané...C'est ce que je ne retrouve pas sur Facebook même si je pourrais y adopter la même démarche mais c'est aussi parce que le médium est moins simplifié et concis. Depuis peu, je me suis mise aux Stories sur Instagram et là encore, même si je peux donner l'impression de montrer des bribes de ma vie personnelle tout à fait passionnantes, comme mon chien broutant de l'herbe au parc, un retour en taxi de nuit dans les rues de Paris, une capture d'écran de ma sérié préférée sur Netflix, c'est plus pour retrouver un rapport un peu décontracté avec l'outil, loin de la psychorigidité de mes posts du Newsfeed, plutôt que d'inviter les spectateurs dans mon intimité. Je vous dit tout ça parce que je voudrais aussi surtout vous rappeler à quel point on peut tricher sur les réseaux sociaux, et que lorsqu'on se met à rêver sur des profils, à envier des utilisateurs et leurs vies parfaites, se dire qu'on ne voit que ce que les gens veulent vous montrer. Vous n'imaginez pas à quel point il peut y avoir une incohérence chronologique totale dans mon fil Instagram. Evidemment, quand j'ai posté une photo du mariage de ma soeur, c'était bien le jour de son mariage mais parfois, si je poste une photo d'un repas, d'un bouquet, de mon chien ou autre...elle peut très bien avoir plusieurs semaines voire mois. Je peux poster une photo hyper mignonne de mon couple vous donnant l'impression de deux amoureux transis un jour de grande dispute entre nous, je peux dévoiler une photo d'un repas hyper gourmand alors que j'ai passé ma journée à bouffer des biscuits devant mon ordinateur tout comme je peux poster une photo de moi bien sapée, belle et souriante, un jour de déprime, malade au fond de mon lit...Je mets en scène ma vie à ma guise comme le curateur que je suis dans la vie professionnelle. Moi aussi, je regarde certains comptes Instagram avec des éclairs de jalousie dans les yeux, enviant ces filles parfaites, aux vies parfaites, aux fringues parfaites, aux maisons parfaites, aux mecs parfaits...mais en fait, je ne sais rien d'elles, peut-être qu'en fait elles sont tristes, en colère, en deuil...Et c'est pareil pour moi, en regardant mon Instagram, on découvre des informations quelconques à mon sujet: que j'ai un chien, un mari, une grande famille et une vue sur la Tour Eiffel, mais que sait-on de mes peurs, de mes angoisses, de mes soucis,...?
La vie des autres n'est pas telle qu'elle nous est montrée et c'est là, la force des réseaux sociaux, là où je pense qu'on peut les utiliser à bon escient, s'amuser de ce qu'on peut en faire. C'est pour ça que je ne rejoins pas mon père et son "striptease intellectuel" car rares sont ceux qui le font vraiment (et là encore il y a de tout: certains le font très intelligemment, avec un effet quasi-cathartique tandis que d'autres sont un peu trop dans la Kardashianisation de leurs existences).

Alors, observez cette vie des autres avec distance et si vraiment vous ressentez un pincement de coeur, une jalousie trop forte, de celles qui vous font vraiment du mal, et bien désabonnez-vous de ces comptes-là, c'est qu'ils n'en valent pas la peine, moi je l'ai fait pour certaines raisons et ça va beaucoup mieux!

Allez, sur ce, je vais aller compter mes likes sur Instagram!

(Je parle ici de mon compte personnel, mais vous pouvez nous suivre sur @thesistersdiary)