vendredi 20 octobre 2017

FASHION WEEK PRINTEMPS-ÉTÉ 2018: LE MOMENT


C'est Alexa Chung, qui en présentant sa deuxième collection à Paris, a attiré notre attention. 
En effet, en choisissant de présenter sa collection sous la forme d'un bal de promo aux accents 80s, elle a offert un moment charmant, excentrique, rock et kitsch, typiquement British en somme. 
En mettant en scène les pièces de sa collection avec des jeunes filles et garçons à l'air un peu gauche dansant à la musique d'un groupe délicieusement ringard, au milieu des cotillons, des fumigènes et des paillettes, elle lui a donné un supplément d'âme et elle a raconté une histoire universelle, celle de l'adolescence, des premiers émois, des errances stylistiques et de la nostalgie.




mercredi 18 octobre 2017

#METOO OU COMMENT LES FEMMES EXPRIMENT CE QU'ELLES ONT TOUJOURS TU


Alors que nous sommes un blog porté par trois soeurs et donc trois femmes, il nous aurait été difficile de faire abstraction du phénomène qui s'empare des réseaux sociaux depuis que l'affaire Weinstein a éclaté...
Inutile de vous rappeler en détails les faits: un homme qui a abusé de son autorité et de son pouvoir pour harceler ou agresser des femmes.

Un phénomène tristement banal et, justement, parce qu'à tort, il a été considéré depuis trop longtemps comme ordinaire, de nombreuses femmes ont décidé de raconter ou du moins d'exprimer par un simple hashtag qu'elles aussi, ça leur était arrivé...Et de là, de voir émerger un phénomène considérable, libérateur et déconcertant à la fois.

Avec #metoo, lancé la semaine dernière par l'actrice Alyssa Milano sur Twitter, dix après l'activiste Tarana Burke, des milliers de femmes ont trouvé le moyen de libérer la parole, pour certaines, se sentir moins seules pour d'autres.
Ce "moi aussi" mondial met le doigt sur tant de moments de vie qu'on a voulu occulter, oublier, nier...parce qu'on se disait que ça ne devait pas être si grave et au pire, normal.
Cet homme qui a ouvert son imper devant nous dans une ruelle silencieuse à l'adolescence, ces mains aux fesses, ce frotteur au souffle haletant dans le métro, ces "Eh, tu su..."?...
Ca fait partie du quotidien, non? Pas de quoi fouetter un chat, si?
Et puis, ces instants qui sont un peu plus imprégnés dans la mémoire: ce professeur de droit qui en me faisant passer un oral m'a déclaré qu'il se faisait une joie de me mettre une mauvaise note pour le plaisir de me revoir en septembre parce que j'étais vraiment trop charmante: il l'a fait, je ne suis pas allée aux rattrapages et j'ai arrêté le droit... Ce policier alors que j'avais quatorze ans qui m'a barré la route avec un collègue en plein après-midi et m'a demandé où j'allais "jolie comme ça". Il m'a demandé si j'avais un petit ami tout en me tenant le bras, que j'étais belle, que mon t-shirt était mignon et moi, de trembler comme une feuille et de prier tout bas qu'il ne m'emmène pas dans sa camionnette garée devant nous. Son collègue au bout de cinq longues minutes lui a demandé de me laisser partir,  "tu vois bien que tu lui fais peur à la petite"... Le policier m'a lâchée tout en me disant "mais non... hein que je te faisais pas peur...". Il y a eu ces hommes à l'hotel de ventes Drouot quand j'étais stagiaire dans une maison de ventes qui me complimentaient sur mes jupes courtes et me disaient que décidément "ils savent les choisir leurs stagiaires..." 
Etc, etc...
D'autres événements plus graves ou plus légers...
Jusque maintenant je n'en avais jamais vraiment fait état, c'étaient des anecdotes de soirées alcoolisées, des trucs dont je rigolais même. 
Et puis, ce mouvement de femmes m'a donné un outil, une sorte de concept libérateur, un mot-clé sous lequel mettre toutes ces choses multiples et complexes que l'on peine toujours à nommer.
Alors oui, ces mouvements #metoo ou #balancetonporc et les autres, sont aussi problématiques car une fois encore, ils font porter le fardeau de leur agression aux victimes. C'est aux femmes de s'avancer encore une fois dans l'arène pour dire tout haut ce que souvent elles préfèrent garder tout bas, enfouies en elles, honteuses et apeurées. 
Une fois encore le coup de projecteur est sur les victimes et non les coupables, ce sont elles qui remplissent les tristes statistiques et non pas eux...

Et pourtant aussi épineuse soit-elle, cette démarche a du bon parce qu'elle écrit une histoire, une histoire composite et globale (évidemment, nous on a de la chance de pouvoir rejoindre ce mouvement alors que tant de pays oppriment violemment les femmes et les filles), une histoire des femmes qui se tiennent par la main et se réunissent, solidaires et bienveillantes. 

Et, avis aux garçons, tout ceci prendra plus de poids si vous aussi vous prenez vos responsabilités. Si on veut qu'il y ait un véritable après "metoo", il faut que vous aussi vous agissiez!

lundi 16 octobre 2017

FASHION WEEK PRINTEMPS-ÉTÉ 2018: LE DEFILE


Vous allez nous dire: encore lui?!
Et oui, ce n'est pas de notre faute si Jacquemus nous séduit de plus en plus à chaque défilé.

Pour l'été prochain, le créateur s'est encore inspiré de sa mère, ressuscitant une silhouette feminine élégante et lascive à la fois, une "Bomba" du sud comme il a lui-même appelé la femme-muse de sa collection. 
Une idée bienveillante et séduisante de la cagole dans ce qu'elle fait de mieux: assumer sa sensualité, le glamour, les hauts talons, les mini robes les bijoux dorés et les décolletés plongeants. 
On la reconnait cette femme, on la connait même: c'est notre mère et ses amies sur la plage dans les années 1980, passant du sable aux soirées dansantes, parfois en enfilant juste une paire de sandales brillantes, en nouant négligemment son paréo ou une chemise d'homme, parée de bijoux et prête à sortir. 
Il y a ces robes trop courtes et ses seins parfaitement assumés et surtout, il y a ces cheveux naturels et ce maquillage fripon, ces joues empourprées qui font plus penser à un rougissement orgasmique qu'à un coup de soleil. 
Alors, on les comprend mieux ces bretelles glissant sur l'épaule, cette robe transparente comme enfilée à la va-vite et cette chemise déboutonnée. Autant de signes d'une femme qui vient de vivre un moment voluptueux, un instant amoureux qui fleure bon l'été et les siestes crapuleuses, et d'apprécier encore plus ces mots de Simon-Porte Jacquemus: 
"Je crois n'avoir jamais vu ma mère aussi belle les soirs après la plage et après certainement l'amour."











jeudi 12 octobre 2017

L'AMIE DE L'APERO: LA GOUGERE

La plupart d'entre nous a un rapport ambigu avec la gougère. 
On la voit comme cet incontournable ringard de l'apéritif tradi-bourgeois de belle-maman et pourtant une fois que le plateau est posé sur la table basse, on se fait rarement prié pour en engloutir plusieurs.
Alors si toi aussi tu as décidé d'assumer ta passion pour la gougère, on a une recette à partager et c'est d'une simplicité affligeante!

Ingrédients (pour une vingtaine):
50g de beurre doux
4 oeufs moyen
50g de gruyère (ou comté, ça aura un peu plus de peps) râpé
100g de farine
1 pincée de sel
De la ciboulette ciselée en option


Préchauffez le four à 200°C.

Là, vous allez fare une pâte à choux et non, ne partez pas en courant, c'est ultra simple.

Prenez une casserole, mélangez-y le beurre avec le sel ainsi que 10cl d'eau. Portez à ébullition et lorsque le beurre a fondu, retirez du feu.
Incorporez toute la farine et remuez énergiquement avec une spatule. Replacez la casserole sur feu vif tout en continuant de remuer jusqu'à ce que la pate se détache des parois.
Hors du feu, ajoutez les oeufs un à un et fouettez.
La pate est prête quand elle adhère au doigt en la touchant (mmmm).
Ajoutez votre fromage et la ciboulette si vous en mettez.
Si vous n'avez pas de poches à douille, prenez tout simplement deux cuillères et formez des petits choux bien espacés sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.

Enfournez pour environ 15 à 20 minutes.
Vos choux seront bien gonflés et dorés.

La prochaine fois, c'est vous qui frimerez devant belle-maman!